Comité de sélection 2021

Anne-Marie St-Jean Aubre, conservatrice de l’art contemporain, Musée d’art de Joliette

Anne-Marie St-Jean Aubre est conservatrice de l’art contemporain au Musée d’art de Joliette depuis 2017. Avant de rejoindre l’équipe du Musée, elle a travaillé à la Fonderie Darling, à la galerie d’art contemporain SBC et au magazine de photographie Ciel Variable, en plus de développer des projets comme commissaire indépendante. Au Musée d’art de Joliette, elle a réalisé entre autres des projets avec les artistes Kapwani Kiwanga (2018-2019), Shannon Bool (2018-2020), Jin-me Yoon (2019-2021), le collectif Leisure (2019), Monique Régimbald-Zeiber (2020-2021) ainsi que Chloë Lum et Yannick Desranleau (2020). St-Jean Aubre a publié des articles dans plusieurs magazines québécois tels que ESSE, ESPACE, INTER et JEU. Elle s’intéresse tout particulièrement aux thèmes de l’identité et des enjeux culturels explorés par les pratiques artistiques contemporaines et ses plus récents essais portent sur les artistes Shannon Bool (« Une question de points de vue et de perspectives », 2019, dans le catalogue Bombshell ), Monique Régimbald-Zeiber (« la commissaire », 2020, dans le catalogue Les ouvrages et les heures… et les restes) et Sophie Jodoin (Room(s) to move: je, tu, elle, 2021). Elle détient un baccalauréat en arts visuels et lettres françaises de l’Université d’Ottawa et une maîtrise en études des arts de l’Université du Québec à Montréal.

Tarah Hogue, conservatrice (Arts autochtones), Musée d’art moderne Remai

Tarah Hogue est une conservatrice, rédactrice et agente culturelle établie à Saskatoon, dans le territoire visé par le traité no 6 et la terre ancestrale des peuples métis. Son travail consiste à investir dans les capacités artistiques et les artistes afin d’imaginer et de mettre en œuvre d’autres façons de s’inscrire dans le monde tout en cherchant des moyens de sortir des cadres de la domination coloniale en accordant la priorité au savoir autochtone dans le dialogue avec d’autres communautés culturelles. Elle est conservatrice (Arts autochtones) au musée d’art moderne Remai et coprésidente du Collectif des commissaires autochtones. Parmi les projets d’exposition auxquels elle a participé à titre de conservatrice, citons « An apology, a pill, a ritual, a resistance » au musée d’art moderne Remai, « Lineages and land bases » ainsi que « Transits and Returns » à la Galerie d’art de Vancouver, où elle occupait précédemment le poste de maîtresse de conférence principale en conservation, spécialisée en art autochtone. Élevée à la frontière des territoires visés par les traités no 6 et 7, à Red Deer en Alberta, Tarah Hogue est une métisse de Red River par son père ainsi qu’une citoyenne de la Nation métisse de l’Alberta (NMA). Elle est également de descendance coloniale du côté de sa mère.

Melanie Colosimo, directrice et conservatrice, Anna Leonowens Gallery Systems, Université NSCAD

Melanie Colosimo est la directrice et conservatrice de la galerie d’art Anna Leonowens Gallery Systems à l’Université NSCAD. Chaque année, elle organise plus de 200 expositions et événements mettant en vedette des artistes invités et des étudiants diplômés de cette université. Elle a organisé des expositions et des projets réalisés par des artistes tels que Robert Frank, Shuvinai Ashoona, Melanie Authier, Carol Condé et Karl Beveridge, Dara Birnbaum, Patrick Cruz et Meryl McMaster, pour n’en nommer que quelques-uns. En 2016, elle était responsable de développer et de diriger l’espace Art Bar +Projects, où l’Université NSCAD présente des performances artistiques et des événements. Parmi ses autres projets importants, citons l’exposition semestrielle intérieure et extérieure intitulée RESPONSIVE: International Light Art Project Halifax et l’exposition nouvellement rétablie NSCAD Lithography Workshop: Contemporary Editions. Melanie Colosimo est également une artiste visuelle, et ses œuvres ont été exposées dans des galeries d’art un peu partout au Canada et ailleurs dans le monde, y compris la galerie AKA Gallery (Sask.), la Art Gallery of Windsor (Ont.), la Grenfell Art Gallery (T.-N.-L.), le Guangdong Museum of Art (Guangzhou) et le He Xiangning Art Museum (Shenzhen). Elle figurait aussi sur la liste préliminaire du Prix Sobey pour les arts de 2017 et de 2020.

Francisco-Fernando Granados, artiste et éducateur

Francisco-Fernando Granados est un artiste établi à Toronto dont les travaux critiques multidisciplinaires couvrent la performance artistique, l’installation, le dessin, l’écriture, les médias numériques, l’art public et les projets communautaires. Il présente ses réalisations dans des galeries, des musées, des théâtres, des centres d’artistes autogérés et des sites non conventionnels depuis 2005. Parmi ses récents projets, citons « Contact study: rehearsals in minor abstraction » une performance artistique commandée par Artcite Inc. à Windsor dans le cadre de la série de performances retransmises en direct HOTSPOT; « Duet » une exposition rassemblant ses travaux ainsi que ceux du peintre contemporain canadien Jack Bush organisée conjointement par la Art Gallery of Peterborough et la Robert McLaughlin Gallery; et un projet de publication/art postal mené avec le Centre des arts actuels Skol à Montréal intitulé « co-respond-dance Version II ». Il a reçu des subventions des conseils des arts de Toronto et de l’Ontario, une subvention du Conseil des Arts du Canada et la Médaille académique d’argent du Gouverneur général lors de l’obtention de son diplôme de l’Université Emily Carr en 2010. Il a obtenu une maîtrise en études visuelles de l’Université de Toronto en 2012 et a enseigné le travail en atelier et la théorie critique à l’Université de Toronto (Scarborough) et a travaillé à titre de chargé de cours à la Faculté des arts de l’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario.